GIDTEK

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Synopsis :

Une journée dans la vie de Jeff, photographe lunatique désabusé et taciturne.

Credits :

Réalisation & Scénario & Cadre  : Jacques Collin
Acteur : Caillou (Jeff)
Montage : Jacques Collin & Pierre Joigny
Mixage : Bertrand Lissonde
Musique : Bertrand Lissonde & Guillaume Fache
Année : 2006
Durée : 14’20
Genre : Fiction

Festivals & Diffusion :

-Décembre 2009 : Apéro du court à la Cantada / Paris (France)
-Octobre 2007 : Diffusion au 61 du Cygne / Paris (France)
-Juin 2007 : 1ère édition du Cambridge Super8 Film Festival / Cambridge (Royaume-Uni)
-2007 : L’inconnu Festival / Paris (France)
-2007 : Festival Image Essonne / Corbeil Essonne (France)

A propos du film :

J’ai commencé un peu «à l’aveuglette », après plus d’un an sans avoir tourné ni écrit quoi que ce soit, je savais juste que ce serait un film en super8, muet, avec Caillou dans le seul rôle et qu’il durerait entre huit et douze minutes.

Le tournage s’est finalement étalé sur plus de neuf mois. Nous n’étions que deux 90% du temps : moi derrière la caméra et Caillou devant.

On s’est beaucoup vu avec Bertand durant les 18 mois que m’a pris ce film. Une sorte de making of a vu le jour.
Le texte de la chanson parle des affres de la création artistique (le sujet du film) en utilisant le champ lexical de la navigation en mer (galère, prendre le large, filets, eldorado…). Faites l’effort de bien la réécoutez en sachant ça et vous verrez, ça marche mieux…

Je n’étais pas très emballé à l’idée d’illustrer le générique de fin avec une chanson. Après coup j’aime l’idée de deux minutes de paroles après douze minutes de « silence » mais comme le disait (si bien) Prévert : « le cinéma n’a jamais été muet, il a toujours eu quelque chose à dire.»

Le titre est à l’image du film, court atypique et absurde. C’est la retranscription (approximative) d’un mot turkmène qui veut dire : « Allons-y !». Le personnage (Jeff), véritable ascète/ermite vivant isolé dans sa tour finira par découvrir qu’il est en tant qu’artiste, artisan de sa propre délivrance.

D’un point de vue technique, je suis plutôt satisfait du résultat. Le fait de tourner en pellicule change la donne, il faut être sur de qu’on fait, plus de deux tiers des plans n’ont eu droit qu’à une seule prise, résultat environ 40 minutes de rush pour 14 minutes de film. Il y certes des plans qui ne me plaisent pas et le montage est par moment hasardeux mais la bande son rattrape ces quelques ratés.

J’avais mis beaucoup d’espoir dans ce film. Je croyais qu’en mettant en image, l’errance existentielle que je ressentais lors de l’écriture j’arriverais à l’exorciser. C’est (en partie) peine perdue. Beaucoup de choses ont changé pour moi depuis mais nombre de mes démons me courent toujours après. Matière à un autre opus ?

PHotos :

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