Résurrection
Resurrection |
Synopsis : |
« Longtemps après le grand éclair, l’envoyé s’éveille. »
Credits :
Scénario, Réalisation & Montage : Jacques Collin
Interprétation : Féopat (l’envoyé)
Cadre : Niels Adde, Jacques Collin, Frédéric Doazan
Musique : Gerostenkorp
Année : 2011
Durée : 8’00
Genre : Fiction
A propos du film :
J’avais été fortement impressionné par Le guerrier silencieux de Nicolas Winding Refn. Parvenir à concevoir un objet filmique aussi hors norme à l’heure où la production cinématographique est tellement timorée m’avait (re)donné foi dans la création audiovisuelle. Conscient que je n’ai ni la maitrise ni la profondeur du cinéma de Refn, Resurrection ne sera pas un simple « fan-film ». Je m’interdis d’ailleurs de le revoir pendant la préparation. Ce film sera juste une source d’inspiration comme les oeuvres de Jodorowski, Verhoeven ou Tarkovski en sont d’autres.
Je décide de réaliser un film atypique et visuel, je tourne pour la première fois en HD (1080p) à l’aide d’un Canon 550D. Tout comme pour GIDTEK, un important travail de repérages photos est effectué. Je cherche à travers le Finistère des lieux insolites et/ou délabrés. Aidé par Ronan, je parcours le Finistère à la recherche de décors. Je choisis de me concentrer sur trois d’entre eux pour commencer mon récit post apocalyptique : le cimetière de bateau de Lanester, la forêt d’Huelgoat et les Monts d’Arrée.
L’idée de base est simplissime : un messie/élu arrive pour sauver la terre mais trop tard. L’humanité a disparu et seuls quelques monstres ont survécu. L’homme n’a plus sa place sur terre.
Au niveau de la production Je voulais la structure de tournage la plus légère possible pour avoir une plus grande faculté d’adaptation. Un seul acteur, une seule caméra pas de prise son direct, une équipe réduite au maximum. En me « privant » ainsi, je me focalise sur ce que j’ai : mon personnage et le décor.
Je savais/voulais que la musique aura un rôle capital dans ce projet. Ce fut un très long travail que l’illustration sonore de ce court. Pendant six mois, nous nous voyons beaucoup avec Gerostenkorp. A force de recherche et d’expérimentations et en écoutant pas beaucoup de sons (Godspeed You !Black Emperor, Tuxedomoon, Telefon Tel Aviv, Mogwai,…) Gerostenkorp arrive à accomplir des miracles. Il marie ainsi avec brio la puissance évocatrice de ses compositions avec les images tournés. Ce travail d’illustration sonore commence dès le début du montage et influence fortement ce dernier.
C’est la première fois depuis GIDTEK que j’écris et réalise et monte en solo. Si l’aspect visuel du film est une fierté personnelle si le rôle principal a plus que comblé mes espérances et si le résultat est conforme à mes prévisions en terme de narration de personnage et de durée j’ai ressenti, parfois douloureusement, les limites inhérentes à l’autoproduction. Réaliser un film en dehors des circuits habituels (CNC, région, télévision…) m’a apporté une liberté de création plus qu’appréciable mais je ne pense pas retourner dans de pareils conditions. Porter pendant plus d’un an un projet aussi atypique est trop lourd. Ce dernier opus en date est sûrement le dernier de la sorte. Le prochain sera-t-il initiateur d’une nouvelle série?




